Je ne saurais dire mieux: vive le croquis. Vive cette manière de capter les particules du vivant, de vibrer avec les couleurs, de regarder la lumière jouer sur les surfaces, de regarder les gens bouger, le temps passer. Vive cette manière de traverser les pays, de rencontrer les gens, de prendre le temps, de compenser le clik-clak kodak parfois un peu trop "big mac", vive cette autre manière de voir, de revoir, d'interpréter, de redécouvrir l'infiniment grand et l'infiniment petit. Et tant pis pour l'inconfort de voyager avec des kilos de carnets (ça pèse lourd, les carnets), de se demander à chaque balade s'il vaut mieux prendre la boîte d'aquarelle ou une simple mine de graphite, de se laisser distancer en pleine rando parce que le paysage nous appelle et qu'il faut s'asseoir, là, pour prendre le temps de le goûter. Vive le croquis parce que je mange avec les yeux, miam, de toutes ces choses et ces gens en perpétuelle représentation.






